PPP, IPM et bonnes pratiques

 

Bien identifier le problème avant d’agir

Avant tout traitement, il est essentiel de diagnostiquer correctement la cause : stress abiotique, présence d’un ravageur ou maladie (fongique, bactérienne, virale…).

Un diagnostic erroné rend tout traitement inefficace et inutile.

Un outil pratique ?

APPI : L’application web permet d’identifier rapidement les ravageurs et maladies des plantes et de trouver les conseils adaptés à votre situation.

En cas de doute, contactez la Clinique des plantes de l’ASBL Corder (Earth and Life Institute – UCLouvain). Les experts y posent un diagnostic précis à l’aide d’analyses spécialisées et vous orientent vers les meilleures solutions durables.

La lutte intégrée : un pilier réglementaire

Depuis 2014, la lutte intégrée, ou Integrated Pest Management (IPM), est une obligation pour tous les professionnels. Cette approche, préconisée par la Directive 2009/128/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 sur l’utilisation des pesticides, impose l’usage des produits phytopharmaceutiques (PPP) uniquement en dernier recours, au moment opportun et en respectant les conditions d’application spécifiques à l’ennemi visé.

L’IPM combine plusieurs méthodes préventives et alternatives pour limiter les maladies, ravageurs et mauvaises herbes. 

Qu'est-ce que la lutte intégrée ?

= combinaison de mesures pour protéger les végétaux

Privilégier : les bonnes pratiques & les méthodes biologiques / physiques
En dernier recours : la lutte chimique (si c'est nécessaire et autorisé)
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  • Rotation des cultures
  • Protection des organismes utiles
  • Avertissement des centres pilotes
  • Variétés résistantes/tolérantes
  • ...
  • Désherbage mécanique / thermique
  • Lâcher d'organismes utiles
  • ...
  • Utilisation de produits phytopharmaceutiques

 

Elle repose sur huit grands principes

Utiliser mieux et moins la lutte chimique pour limiter les impacts négatifs sur l'environnement et la santé
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1. Prévenir et/ou éradiquer les organismes nuisibles doit se faire en se basant sur : 

Rotation des cultures - Utilisation de techniques de culture appropriées - Prévention de la propagation des organismes nuisibles par des mesures d'hygiène - Protection et renforcement des organismes utiles importants... 

Icône 2.png 2. Surveiller les organismes nuisibles par des méthodes et instruments appropriés
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3. Prendre des décisions d'utilisation de PPP basées sur les avertissements et les seuils d'intervention

4. Privilégier des méthodes biologiques, physiques et autres méthodes non chimiques durables si elles permettent un contrôle satisfaisant des nuisibles

5. Avoir un minimum d'effets sur l'environnement, la santé humaine et animale

6. Raisonner les doses et les fréquences de traitement

7. Appliquer des stratégies anti-résistance

8. Vérifier le taux de réussite des mesures phytosanitaires appliquées

 

Les principes de cette démarche sont fixés par le Gouvernement wallon et regroupés dans le cahier des charges présenté en annexe de l’Arrêté Ministériel du 10 novembre 2016 relatif à la lutte intégrée contre les ennemis des cultures. Grâce au respect de la lutte intégrée, l’utilisation des produits de protection des plantes n’intervient qu’en dernier recours, quand les autres solutions ne sont pas suffisantes.

Pour en apprendre davantage sur les huit principes et les cahiers de charges, nous vous invitons à consulter le site web de l’ASBL Corder : Protection durable des végétaux | CORDER ASBL

Pourquoi les professionnels utilisent-ils des produits phytopharmaceutiques ?

Les professionnels doivent composer avec de nombreux ennemis naturels des végétaux tels que les mauvaises herbes, les insectes ou les maladies qui peuvent compromettre une part significative des récoltes, ainsi que la sécurité alimentaire et les revenus agricoles.

Les PPP constituent un des leviers pour limiter ces pertes et garantir la sécurité alimentaire, à condition que leur usage reste raisonné et strictement encadré. 

Quelles bonnes pratiques phytosanitaires adopter ? 

Les bonnes pratiques phytosanitaires visent à protéger les cultures, tout en minimisant les risques pour la santé humaine et l'environnement. Elles incluent : 

  • Le respect des principes de la lutte intégrée (IPM),
  • La lecture attentive de l’étiquette et respect des conditions d’utilisation,
  • La protection de l’utilisateur (port des équipements de sécurité), 
  • Le respect de zones non traitées, notamment près des cours d’eau,
  • Le stockages sécurisé et l’élimination des déchets via filières agréées,
  • La préservation des ressources naturelles et de la biodiversité
  • ...