Les produits phytopharmaceutiques pour les non-professionnels

 

En Wallonie, la vente et l’usage des produits phytopharmaceutiques (PPP), même pour un usage non-professionnel, sont strictement encadrés.

Face aux insectes nuisibles, maladies ou mauvaises herbes, le recours à un PPP peut sembler nécessaire. Cependant, dans une démarche de gestion durable ou de lutte intégrée, il est préférable de privilégier les méthodes alternatives et de n’utiliser les produits chimiques qu’en dernier recours.

Bien identifier le problème avant d’agir

Avant toute intervention, il est essentiel d’identifier avec précision la cause du problème : est-ce un problème non lié à une maladie mais plutôt à une cause naturelle (ex. carence en oligo-éléments, pH…), est-ce la cause d’un ravageur ou une maladie (fongique, bactérienne, virale…) ?

Un diagnostic erroné rend tout traitement inefficace, voire contre-productif. Un outil pratique ? APPI !

L’application web APPI facilite l’identification rapide des ravageurs et maladies des plantes et propose les conseils adaptés à votre situation.

En cas de doute, contactez la Clinique des plantes de l’ASBL Corder (Earth and Life Institute – UCLouvain). Des experts y réalisent des analyses spécialisées pour poser un diagnostic précis et vous orienter vers les meilleures solutions durables.

Faut-il vraiment utiliser un PPP ?

Dans la nature, un équilibre s’installe naturellement entre les plantes et leurs ennemis (pucerons, limaces, maladies, etc.).

Dans les jardins, cet équilibre est parfois rompu, favorisant la prolifération d’organismes nuisibles ou de plantes indésirées.

Avant d’intervenir, posez-vous ces questions :

  • Le seuil de nuisibilité est-il atteint ?
  • Des alternatives à ces produits chimiques peuvent-elles suffire ?
  • Le risque environnemental est-il acceptable ?

Pour approfondir le sujet, consultez les pages de nos partenaires.

Produits faits maison : attention !

L’usage de javel ou sel pour le désherbage est interdit.  Le vinaigre, quant à lui, possède une utilisation limitée, que ce soit au potager ou sur les TRNC (dans certains cas, il est demandé de respecter une zone tampon minimale de 1 m par rapport aux eaux de surface). Ces substances ont un impact environnemental comparable à celui des PPP.

Certaines substances de base (comme la bière, le fructose, le sel, le vinaigre…) peuvent être autorisées sous conditions spécifiques, consultables sur le site Phytoweb.

Les produits à base d’extraits de plantes ou d’huiles essentielles ne sont pas forcément autorisés car ils ne sont pas toujours inoffensifs pour la santé et l’environnement.

Pour en savoir plus

Vous avez des questions concernant les alternatives ou le zéro phyto, rendez-vous sur Adalia 2.0.

Le CRP de l'ASBL Corder vous informe de manière objective sur les bonnes pratiques au jardin, notamment sur les techniques de lutte alternatives mais aussi sur l’utilisation responsable et raisonnée des produits de protection des plantes, si vous avez décidé d’y avoir recours.