Les réserves aquifères

Fig_3_Bilan hydrique 2008 de la RW.jpgLes réserves en eau de notre planète sont vastes, totalisant environ 1,4 milliard de km³. Cependant, la majorité de cette eau (97,5%) est salée et se trouve dans les océans, rendant son utilisation pour les activités humaines difficile. Les 2,5% restants, soit environ 35 millions de km³, sont principalement constitués de glaciers, avec une petite fraction d'eaux souterraines et de surface.

Les eaux souterraines, bien que représentant une part importante des réserves d'eau douce, ne sont que partiellement accessibles pour l'utilisation humaine. Environ 200 000 km³ de ces eaux sont mobilisables, mais leur répartition est inégale à travers le globe. Certaines régions, notamment les zones semi-arides et arides, possèdent des aquifères non-renouvelables en raison de faibles précipitations.

Le programme WHYMAP, lancé en 2000, est une initiative mondiale visant à évaluer et cartographier les ressources en eaux souterraines. Il compile des données provenant de diverses sources et met à disposition du public des outils et documents pour mieux comprendre ces ressources.

En Wallonie, les précipitations abondantes et régulières jouent un rôle crucial dans le cycle de l'eau, contribuant à un capital annuel en eau douce d'environ 13 milliards de m³. La région bénéficie d'une recharge annuelle des nappes souterraines, estimée en moyenne à 1900 millions de m³. Cette ressource renouvelable ne doit pas être confondue avec la ressource disponible, qui est la part pouvant être prélevée durablement après déduction des volumes nécessaires au maintien de la qualité écologique des eaux de surface.

Le sous-sol wallon est riche en ressources en eau souterraine, réparties en plusieurs formations aquifères principales. Ces nappes varient en termes de capacité et de productivité, influencées par la nature du sous-sol et les caractéristiques géologiques. Les eaux souterraines représentent environ 79% des volumes captés pour la distribution publique d'eau potable en Wallonie, en raison de leur abondance relative et de la stabilité de leurs caractéristiques chimiques par rapport aux eaux de surface.