Plans de gestion 2028-2033

 

Le futur plan de gestion de l’eau 2028-2033 s’inscrit dans le cadre de la Directive-cadre sur l’eau (DCE) de l’Union européenne. Ce quatrième cycle vise à protéger, améliorer et restaurer les masses d’eau de surface et souterraines, tout en évitant leur détérioration. Il reposera sur un programme de mesures adapté aux enjeux spécifiques des districts hydrographiques wallons : Meuse, Escaut, Rhin et Seine. 

Une démarche participative et structurée

Le processus d’élaboration du plan suit un calendrier précis :

  • Décembre 2024 à juin 2025 : enquête publique sur le calendrier, le programme de travail et les enjeux majeurs.
  • Début 2026 : validation finale des enjeux par le Gouvernement wallon.
  • 2025-2026 : mise à jour de l’état des lieux, élaboration des mesures, analyse économique et environnementale.
  • Décembre 2026 à juin 2027 : enquête publique sur les projets de plans.
  • Décembre 2027 : adoption définitive et transmission à la Commission européenne.

Le 2 avril 2026, le Gouvernement a adopté la version finale des questions importantes, du programme de travail et du calendrier prévisionnel des PGDH4, à la suite de l’enquête publique organisée en application de l’article D.26 du Code de l’eau.

Les projets de Plan de gestion devront faire face à 5 enjeux majeurs.

Cinq enjeux majeurs pour l’avenir de l’eau

1. Atteindre les objectifs environnementaux

Aujourd’hui, seuls 41 % des masses d’eau de surface et 59 % des eaux souterraines atteignent un bon état. Malgré les efforts, les progrès restent limités. Les défis sont nombreux :

  • Objectifs et priorisation des efforts
  • Assainissement des eaux usées domestiques
  • Pollutions chimiques et industrielles
  • Pollutions historiques et responsabilité
  • Agriculture et politique économique
  • Contrôles et leviers pour la conformité
  • Réindustrialisation et organisation spatiale

2. S’adapter au changement climatique

Les effets du climat se font déjà sentir : sécheresses, pluies intenses, stress hydrique. Le plan devra intégrer :

  • Gestion des prélèvements et adaptation agricole
  • Priorisation des usages en période de pénurie
  • Mesures régénératives et infiltration des eaux pluviales
  • Réutilisation et réduction des prélèvements
  • Protection contre les ruissellements et coulées boueuses
  • Restauration des cours d’eau et gestion des inondations
  • Planification territoriale et cycle de l’eau
  • Géothermie et masses d’eau souterraines
  • Résistance des cultures et irrigation raisonnée

3. Répartir équitablement les efforts

Le principe du « pollueur-payeur » doit guider la répartition des coûts liés à l’eau. Cela implique :

  • Une meilleure contribution du secteur industriel.
  • Une réflexion sur la participation des agriculteurs et des ménages.
  • Une tarification incitative pour une utilisation plus responsable et la recherche d’autres sources de financement

4. Anticiper les risques et les crises

Face aux polluants émergents et aux nouvelles obligations européennes, il est essentiel de :

  • Adapter les réseaux de surveillance.
  • Gérer les polluants émergents
  • Renforcer la sécurité sanitaire de l’eau potable.
  • Intégrer les enjeux de biodiversité, santé et économie dans une approche systémique.
  • Identifier les financements nécessaires pour répondre aux futures exigences.

5. Garantir une eau potable de qualité pour aujourd’hui et pour demain

La fourniture d’une eau potable de qualité doit-elle primer sur les objectifs des politiques économiques actuelles ? Dans ce cas, il serait important de :

  • Protéger les captages
  • Garantir un approvisionnement durable et financé de manière équitable
  • Faire face aux défis futurs
  • S’assurer une eau de qualité pour préserver notre santé

Les enjeux et questions importantes adoptées définitivement