Questions fréquentes

Sous quelle forme et à quelle fréquence sont présentés les résultats sur la qualité de l’eau du robinet sur ce site ?

Les résultats présentés sur ce site prennent la forme de valeurs synthétiques représentatives de la qualité de l’eau distribuée sur l’année considérée. Afin de fournir une information stable et pertinente, il s’agit d’une valeur médiane annuelle, calculée à partir des analyses réalisées au cours de l’année, et considérée comme la plus représentative de la situation globale.

Les données publiées sur le site sont actualisées une fois par an, généralement au mois de juin, sur la base des résultats validés de l’année précédente.

Des informations complémentaires, incluant dans certains cas des résultats analytiques plus détaillés ou plus récents, peuvent être proposées par certains fournisseurs d’eau, notamment via leur site internet. Le contenu et le niveau de détail de ces informations peuvent toutefois différer d’un fournisseur à l’autre.

Pourquoi les paramètres non normés en 2024 ne sont pas publiés ?

Certains paramètres ont fait l’objet d’analyses dès 2024, bien qu’ils ne disposent pas encore de norme réglementaire ou que celle-ci ne soit pas encore d’application à cette date. Afin d’éviter toute confusion ou interprétation erronée, ces paramètres ne sont pas repris dans les fiches de qualité de l’eau pour l’année 2024. Ces analyses anticipées ont néanmoins été réalisées afin de permettre aux distributeurs d’établir un état des lieux de leurs zones de distribution et, le cas échéant, d’adapter leurs filières d’approvisionnement, de manière à garantir le respect des exigences sanitaires dès l’entrée en vigueur des normes. Cependant, des rapports relatifs à certaines de ces substances sont disponibles et reprennent les résultats des analyses réalisées en 2024 :

Quelle est la différence entre une non-conformité et une non-potabilité ?

Il est important de ne pas confondre non-conformité et non-potabilité. En cas de non-conformité, c’est-à-dire de dépassement de la valeur limite fixée dans le Code de l’eau pour un paramètre, laquelle doit toujours être confirmée par une seconde analyse, le distributeur met immédiatement en place des actions correctrices pour résoudre le problème ainsi qu’un suivi renforcé afin de s’assurer du retour rapide à une eau conforme. 

En fonction de critères clairement définis au préalable, si un risque immédiat pour la santé est identifié, le distributeur prend alors les mesures nécessaires pour avertir immédiatement la population et les autorités concernées. Dans ce cas, un avis de non-potabilité est émis par le distributeur, accompagné de restrictions d’usage (par exemple, ne pas consommer l’eau pour la boisson ou la préparation des aliments), et dans les cas les plus graves en termes d’impacts, une alternative en eau conforme est fournie aux consommateurs par d’autres moyens. Le distributeur met alors tout en œuvre pour résoudre l’incident au plus vite et tient la population et l’autorité informées de tout avancement et du retour à la normale.

Toutes les normes ont-elles la même signification ?

En Wallonie, les eaux destinées à la consommation humaine sont soumises à la Directive Européenne 2020/2184 ainsi qu’au Code de l’Eau établi par le Gouvernement Wallon. Pour assurer la propreté et la salubrité de l’eau du robinet, ces législations mettent en œuvre, notamment sur base des recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), deux types de valeurs paramétriques (normes) :

  • Les valeurs paramétriques impératives pour les paramètres microbiologiques et chimiques, qui doivent impérativement être respectées car elles peuvent avoir un impact pour la santé ;
  • Les valeurs paramétriques indicatives pour les paramètres indicateurs, qui ont pour vocation de permettre la détection de dysfonctionnements potentiels avant qu’ils ne posent un problème de santé. Le dépassement des valeurs paramétriques indicatives ne rend pas l’eau impropre à la consommation mais justifie un suivi. 

Parfois les termes de valeur indicative, de valeur guide ou de valeur cible sont mentionnés dans la législation. Ces valeurs ne remettent pas en cause la potabilité de l’eau, mais ont une portée contraignante dans la mesure ou le distributeur d’eau doit mettre en œuvre des mesures/actions pour identifier la source du non-respect de la valeur, et/ou doit mettre en œuvre des mesures correctrices.

La législation prévoit que certains paramètres ne sont à contrôler que dans certains cas suivant le traitement appliqué (par exemple les chlorates et les chlorites, liés au procédé de chloration utilisé) ou suivant l’origine de l’eau (selon qu’il s’agisse d’eau de surface ou d’eau souterraine).

Pouvons-nous boire sans problème l’eau d’un puits, d’une source ?

Il vaut mieux s’en abstenir !

L’eau venant d’un puits ou d’une source peut avoir un bel aspect ou même un goût agréable, tout en étant impropre à la consommation alimentaire.

En effet, les puits privés sont généralement de faible profondeur. Le risque de pollution de l’eau y est d’autant plus grand qu’elle est proche de la surface du sol. Des pesticides, des nitrates et surtout des bactéries ou encore d'autres substances peuvent facilement s’infiltrer jusqu’à ces profondeurs.

Beaucoup de substances nocives n’ont ni goût, ni couleur, ni odeur. Si on désire l’utiliser à des fins sanitaires ou alimentaires, il est donc indispensable de faire régulièrement contrôler la qualité de l’eau de ces puits et d'y adjoindre un traitement adéquat très coûteux et complexe.

Si vous souhaitez toutefois alimenter votre habitation par une ressource en eau alternative (eau de puits ou eau de pluie), sachez que cette installation doit être totalement et physiquement distincte de celle alimentée par le réseau de distribution d’eau potable pour éviter toute contamination de celle-ci.

Pour en savoir sur les bonnes pratiques relatives à l’utilisation des ressources alternatives à l’eau de distribution publique : Fiche CERTIBEAU – Les ressources alternatives à l’eau de distribution

Qualité de l’eau : responsabilités et non-conformités

La conformité de l’eau est officiellement mesurée au point de consommation, c’est-à-dire, en général, directement au robinet d’eau froide de votre cuisine.

Cependant, une analyse non conforme ne signifie pas toujours que le réseau public est en cause. La responsabilité est partagée :

  • La responsabilité du distributeur : Elle s'arrête au compteur. Il doit garantir une eau de qualité dans le réseau de distribution en voirie et au raccordement de votre habitation jusqu’à la sortie de votre compteur d’eau.
  • La responsabilité de l'usager : Elle débute à la sortie du compteur d’eau et concerne l'état et l'entretien de l'installation intérieure (canalisations et équipements).
     

Pourquoi une analyse peut-elle être non conforme chez vous ? 

Certaines anomalies proviennent directement de vos canalisations et/ou de vos équipements, notamment :

  • La présence de métaux : liée aux matériaux de vos canalisations (ex: plomb, cuivre, fer).
  • La dégradation bactériologique ou la turbidité : souvent dues à un manque d'entretien de vos dispositifs (brise-jets entartrés, ballons d'eau chaude, filtres, adoucisseurs mal entretenus) ou encore dues à une installation privée ne respectant pas les prescrits en termes de protections contre les retours d’eau (ressource d’eau alternative, eau du circuit d’eau chaude sanitaire, eau du circuit de chauffage, …).
  • Un excès de sodium ou une dureté trop faible (<10°f) après adoucissement si vous utilisez un adoucisseur.

En cas de dépassement des seuils de qualité, une enquête est systématiquement menée pour déterminer si l'anomalie provient du réseau de distribution ou de votre installation privée.»