CAHIER 7 : LES INDUSTRIES ET L'ENVIRONNEMENT
Chapitre 1 : Les activités industrielles


DONNEES DE BASE

Description du tissu industriel wallon

En Région wallonne, les activités industrielles (secteur “secondaire”, constitué essentiellement d'industries manufacturières) représentent environ 46% de l'ensemble des activités de production (le secteur primaire représente environ 2% et le secteur tertiaire environ 52%, en terme de chiffre d'affaires).

Le chiffre d'affaires global du secteur des activités industrielles est en croissance sur la période 1986-1991 (croissance de +20,4% sur cette période), mais en croissance moindre que les autres secteurs (+41,9% pour le secteur primaire et +29,9% pour le secteur tertiaire sur la même période).

L'analyse de l'évolution sur la période 1980-1990 montre une diminution de certaines activités industrielles traditionnelles, en particulier la filière des métaux ferreux, et en parallèle une augmentation des filières telles que la chimie et l'agro-alimentaire. Au sein des filières existantes, on assiste à une évolution progressive vers des produits plus élaborés et de meilleure qualité. D'une manière générale, un transfert d'activités a lieu du secteur secondaire vers le secteur tertiaire. Ce transfert d'activités entraîne une diminution lente mais régulière du nombre d'emplois du secteur secondaire.

Au cours de la période 1980-1990, les gains de productivité moyens ont été d'environ 50%. Dans certains secteurs de base, ils ont même été plus élevés (sidérurgie : + 107%). Ces gains de productivité ont permis de gagner des parts de marché ou de limiter les pertes de marché.

Le tissu industriel wallon est en constante évolution : certaines entreprises connaissent des phases de restructuration et/ou de rationalisation, d'autres sont en phase de diversification. Les efforts de diversification demandent des moyens financiers importants et ne peuvent se développer que sur des marchés porteurs. La diversification dépend donc largement de l'évolution de facteurs extérieurs à la Région.
 

Les spécificités du tissu industriel wallon

L'implantation des entreprises wallonnes a initialement été liée à des caractéristiques géographiques ou géologiques locales et à la disponibilité des ressources naturelles (gisements de minéraux et de charbon, ressources en eau). Ces caractéristiques expliquent pourquoi la Région wallonne a été le berceau de l'industrie en Belgique, particulièrement de l'industrie lourde.

De ces éléments, il découle que la structure industrielle en Région wallonne est composée pour une part significative d'industries lourdes traditionnelles (sidérurgie, chimie, industries extractives, cimenteries, etc.) qui sont en général grandes consommatrices d'énergie et peuvent avoir un impact significatif sur l'environnement.

Parallèlement à ces industries traditionnelles, se développent des secteurs plus “jeunes”, tel que le secteur agro-alimentaire, souvent constitués d'un tissu de PMI et PME relativement performantes et créatives.

Ces restructurations ont entraînés l'apparition des friches industrielles et des sites industriels désaffectés.

Les activités industrielles wallonnes sont tournées vers l'exportation. Les contraintes d'environnement joueront donc à l'avenir un rôle de plus en plus important, puisque, sur le marché international, les technologies utilisées et les produits fabriqués devront toujours davantage répondre aux normes “Technologies propres” et “Produits propres”.

Une attention particulière doit être accordée aux biotechnologies, qui peuvent avoir un impact significatif, notamment sur la biodiversité et les écosystèmes, et pour lesquelles un développement important est attendu dans les prochaines années.
 


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