Traquet motteux - Oenanthe oenanthe

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Photo : © René Dumoulin (Extrait)
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Le Traquet motteux n'est pas nicheur en Hesbaye. On l'y rencontre cependant très régulièrement, isolé ou par petits groupes lors des migrations automnales (août à octobre) et printanières (avril-mai). La rencontre, la même journée sur des parcours d'une ou deux dizaines de km, d'une vingtaine de Traquets motteux dans les champs dénudés est courante lors des pics migratoires. Le record en Hesbaye semble être l'observation par Stéphane Moniotte d'un groupe (lâche, mais un groupe quand même) d'une cinquantaine de Traquets motteux, à Bierwart au Sud d'Eghezée début octobre 1999.

C'est un oiseau de taille légèrement supérieure à celle du Moineau domestique. Volant au ras du sol, il est facile à reconnaître grâce à son croupion blanc et aux rectrices terminées par un "T" noir inversé. Chez le mâle, le noir des ailes contraste avec le dos gris ; de plus, un bandeau noir part de l'oeil en s'élargissant. La femelle a le dos beige et les ailes brunes. Pour les deux sexes, la poitrine prend des coloris du fauve au blanc-rosé. Les différences entre les sexes ne sont pleinement perceptibles que lors du passage printanier.

Le Traquet motteux peut nicher en Belgique, notamment au littoral. Après des parades nuptiales très démonstratives, le mâle sautant en l'air, écartant les ailes et la queue, un nid est construit principalement par la femelle, le mâle se contentant de transporter occasionnellement de gros matériaux. Ce nid se trouve parfois dans des terriers de lapin.

Une ou deux pontes de 5 à 6 oeufs bleu clair y sont déposées. A l'envol, les jeunes sont revêtus de la livrée mouchetée caractéristique des Turdidés. Ils sont émancipés après un mois mais les liens parentaux peuvent persister jusqu'à la migration automnale.

Ordre : Passériformes Famille : Turdidés