Sommaire
Retour


Le hamster d'Europe - Cricetus cricetus

HAMSTER1.jpg (24621 octets)
Photo : Ingo Arndt

Sommaire

Carte d'identité.

Le hamster est-il nuisible ?
Causes de disparition
Situation des populations
Situation en Belgique
La recherche du Grand Hamster
Conclusions
Le hamster est toujours présent en Wallonie...
Le hamster de Jeneffe
Participez aux recensements !

Résultats des prospections 2002

Notre Brochure !!

Bibliographie


Carte d'identité.

Description
Photo G. BAUMGART
Extrait du site consacré au
Grand Hamster en Alsace

Le Grand hamster (Cricetus cricetus) est un animal d'aspect robuste ( en moyenne 25 cm, queue 5 cm, poids 220 à 460gr). Il ressemble vaguement au cochon d'Inde, avec son pelage tricolore : le dessus est roux et blanc, le dessous est noir.

Habitat

C'est un animal originaire des steppes de l'Europe centrale et de l'Est. Son expansion vers l'ouest à été favorisée par le déboisement et l'extension des terres cultivées. Chez nous, il vit dans les champs de céréales, luzerne (très attractive pour l'espèce), trèfle, betteraves,... Il fuit les sols humides et sablonneux.

Mode de vie

C'est un animal solitaire, crépusculaire et nocturne. Il se creuse un terrier qu'il habite seul. Le mâle et la femelle vivent ensemble seulement pendant la période d'accouplement qui a lieu dès la sortie du terrier d'hiver en avril. La femelle mettra bas dans un terrier spécial (5 à 10 bouches voire plus). La gestation dure 18-20 jours, il y a 1 à 3 portées de 7 jeunes en moyenne par an. Les jeunes quittent le territoire de la mère après 3-4 semaines.

Le hamster est assez éclectique dans son régime alimentaire, surtout végétal (80%). Selon la saison, il consommera des racines, des parties vertes, des graines, des rongeurs, des escargots, des batraciens, des insectes... Il se constitue des réserves (quelques kilos) de grains, pommes de terre, fruits pour l'hiver. Son rayon d'action est de quelques dizaines de mètres autour de son terrier.

Le hamster bouche son terrier en octobre et en ressort au printemps (mars-avril). Il se réveille tous les 5-7 jours pour manger ses réserves.

Sa durée de vie est de l'ordre de 4 ans.

Le terrier


Photo : De Wielewaal, Natuurvereniging vzw

Le terrier du Grand Hamster est assez caractéristique. Il comprend normalement une chambre pour le nid et une ou plusieurs chambres avec des réserves, le tout relié par quelques galeries. Les orifices sont bien ronds, avec un diamètre de 6 à 8 cm. Le terrier descend généralement à la verticale ou avec un angle de 45°. Les entrées obliques sont utilisées pour construire le terrier. Par la suite elles sont généralement rebouchées. Les conduits verticaux servent d'entrées et de sorties. En été le terrier a une profondeur généralement inférieure à 1 m. En hiver, le terrier est plus profond (jusqu'à 2 m) pour permettre l'hibernation.


Photo : De Wielewaal, Natuurvereniging vzw

Le hamster est-il nuisible ?

Une densité élevée de hamster peut occasionner des dégâts aux cultures (jeunes plants de choux, grains après le semis, grains avant la moisson...). Dans le passé, les données concernant les dégâts occasionnés ont souvent été assez fantaisistes. Certains ont parlé de réserves de plusieurs dizaines de kilos par terrier. Les recherches sérieuses à ce sujet montrent que les réserves dépassent rarement 10 kg. Une étude faite en Allemagne sur 68 hamsters donne un poids moyen de réserve de 2,250 kg pour les mâles et moins pour les femelles et les jeunes. En fait, l'animal consomme 1,5 kg à 2 kg pendant la période hivernale. Des recherches faites en captivité montrent qu'un hamster de 300 gr consomme environ 26 gr par jour, ce qui fait environ 6 kg pendant la période printemps-automne. Si on ajoute les réserves hivernales, un hamster aurait une consommation théorique de 8 à 10 kg par an et sans oublier qu'il mange aussi des " mauvaises herbes " (10 à 20%).

Les dernières populations ayant causé des dégâts significatifs en Alsace datent de la période allant de 1958 à 1970. La densité moyenne était alors de 5 à 10 animaux par hectare. Une population de 14 ind/ha occasionnerait des dégâts de l'ordre de 6% de la production agricole.

Il faut savoir que dans certains pays de l'Europe de l'Est la population peut atteindre plusieurs centaines d'individus par ha...

Causes de disparition

La cause principale est la destruction volontaire des populations (piégeage, inondation, gazage, poisons...) avec parfois l'octroi de primes. La destruction chimique entreprise pendant plus de 20 ans a amené l'espèce au bord de l'extinction dans nos contrées.

La modification des pratiques culturales a réduit le biotope favorable aux hamsters dans certaines régions. En Alsace par exemple, la réduction des surfaces cultivées avec la luzerne, le blé et l'orge au profit du maïs (surface multipliée par 8 ou 10), ou l'irrigation des cultures sont des causes vérifiées de la régression de l'espèce.

Les habitats sont également de plus en plus morcelés par la création d'axes routiers, de zones industrielles et commerciales, de lotissements...

Le remembrement, avec la disparition de haies, fossés, talus, chemins creux, peut avoir des conséquences dramatiques avec la disparition d'endroits refuges pour l'animal.

Le labourage trop rapidement effectué après la moisson ne permet plus à l'espèce de constituer des réserves de nourriture nécessaires pour passer l'hiver en sécurité. Le labourage trop profond serait lui une cause de mortalité juvénile possible.

Les écrasements sur les routes sont aussi une cause de mortalité constatée en Alsace. Les hamsters sont surtout écrasés au printemps, pendant les 4 à 6 semaines qui suivent le réveil. La même chose se passe en été et automne avec les mouvements des jeunes et ceux liés aux moissons, déchaumages, labours.

Causes naturelles :

Les prédateurs peuvent également avoir un impact sur des populations déjà réduites, bien que, en général, si la proie est en faible densité, le prédateur se tournera vers d'autres espèces potentielles.

Une étude sur le régime alimentaire de la buse en Centre Alsace (1981) montre que 15,3% de la biomasse consommée est constituée par le hamster (95 parmi 2217 proies). Des restes de hamsters ont été trouvés chez d'autres rapaces, milans et autours notamment. Le renard est aussi un prédateur bien connu. Une observation suivie a noté 92 hamsters apportés au terrier en 3 semaines.

On pourrait se demander comment, malgré les destructions très efficaces par le poison, le hamster a réussi à se maintenir dans certaines zones. Baumgart en donne les raisons suivantes possibles : le hamster s'établit parfois dans des zones où on ne le cherche pas, talus, zones non cultivées, le long de routes... Au printemps, et surtout si les populations sont faibles, il a pu échapper à la vigilance des agriculteurs. Certains agriculteurs tolèrent la présence de l'animal qui en faible densité ne donnera que des dégâts minimes (qui ne justifieraient pas le temps nécessaire à sa recherche et sa destruction). Il faut dire que les populations ont tellement baissé dans certaines régions que les jeunes agriculteurs ne connaissent même plus l'espèce, qui passe totalement inaperçue.

Situation des populations

Répartition Le hamster vit surtout en Europe centrale (Roumanie, Bulgarie, Hongrie, pays de l'ex-Union soviétique...). Il vit depuis des milliers d'années en Europe.

La densité est toujours difficile à estimer, car fluctuante pendant l'année, mais aussi selon les années. Cela peut dépendre des conditions du milieu, du climat et surtout, actuellement, de facteurs humains.

Même si l'animal, dans le passé, a pullulé dans nos régions, et peut encore le faire dans certains pays de l'Est, sa situation est actuellement très préoccupante. Ses populations ont chuté de façon dramatique depuis quelques années en France (Alsace), en Hollande, en Allemagne et en Belgique. Au point que les autorités Européennes recommandent vivement aux divers pays de prendre des mesures concrètes pour préserver cet animal.

En Alsace, l'espèce a pratiquement disparu du Haut-Rhin et ne survit que difficilement dans environ 60 communes du Bas-Rhin. Il existe encore quelques noyaux de peuplement au sud-ouest de Strasbourg avec des densités printanières comprises entre 0.5 et 9.3 terriers/ha et cela malgré une bonne connaissance de l'espèce et des populations et des mesures prises ici et là.

Les chercheurs allemands estiment que si la densité descend en dessous de deux terriers/ha, il n'y a pas moyen de récupérer les populations.

Situation en Belgique

En Belgique, contrairement à nos voisins, les populations sont très mal connues et les données existantes plutôt anciennes.

En Wallonie

Les dernières données publiées datent de 1982. R. Libois signalait la présence du hamster au pays de Herve, en Hesbaye et dans le Brabant. La présence de l'animal est attestée chez nous depuis le Pléistocène (grotte de Furfooz...) mais il avait, semble-t-il, disparu. Il a refait son apparition (ou ses populations se sont développées) au 19ème siècle. On signale alors sa présence dans la province de Liège, Herve, Limbourg. A partir de 1873, des dégâts aux cultures sont signalés et sa population s'étend vers l'Ouest. L'animal a fait l'objet de destructions massives à partir de 1900 et Libois cite le chiffre de 20.000 individus tués pour l'année 1910 dans le comice agricole de Fexhe-Slins (pour les primes accordées). Depuis 1970 (Libois 1982), le hamster n'a été signalé que dans une trentaine de localités (même région que vers 1950). Il est donc devenu très rare chez nous.

Depuis la publication de Libois, il ne semble pas y avoir eu d'étude sur cet animal dans notre région.

En 1998, Gaëtan Bottin, dans le cadre d'un projet de mémoire ne put recueillir que quelques témoignages dont le plus intéressant semblait celui de Charles Tihon ayant observé l'espèce plusieurs fois sur le Montagne Saint Pierre.

Depuis, le GT Hesbaye tente de relancer une nouvelle campagne de recensement et à d'ores et déjà rassemblé de nombreuses nouvelles données.

Suite aux prospections effectuées par Aves et les RNOB Vallée du Bas-Geer au cours du mois d'août 2001, quelques terriers de hamsters ont été découverts dans la région de Bassenge. Fort de cette découverte, Aves a introduit une demande de subvention auprès de la Région Wallonne afin de poursuivre et d'étendre ces recensements qui s'annonçaient prometteurs. Le programme de recensement du hamster wallon semble avoir séduit puisque, début 2002, cette subvention a été accordée à notre association.  Le travail réalisé dans ce cadre a permis de toucher autant la sensibilisation que la prospection sur le terrain. Des collaborations tant avec le monde agricole qu'avec nos pays voisins qui ont également établi des programmes de protection du hamster ont pu se mettre en place. Des journées de prospection destinées au grand public ont été menées en juillet et en août.

À côté de ces dernières, déjà pratiquées en 2001, une équipe de volontaires a été mise sur pied. Cette équipe était chargée de sillonner les campagnes wallonnes durant la semaine et de préparer, en quelque sorte, le travail du week-end. Cette équipe constituait le moteur des prospections.  Le travail de prospection n'était pas de tout repos : arpenter les champs plusieurs heures durant, plusieurs jours consécutifs est tâche ardue. La motivation etait donc la première qualité requise. Les participants ont reçu une courte mais solide formation au préalable. Il n'etait en effet pas question de confondre le terrier du hamster avec celui d'un gros mulot !

Le but de cette grande mobilisation etait bien sûr d'établir petit à petit l'état des populations de hamsters en Wallonie afin de prendre les mesures de protection adéquates. Nous sommes donc quelque peu en retard par rapport à nos voisins néerlandais, flamands, français et allemands. En effet, aux Pays-Bas, un coûteux programme de réintroduction a été lancé début mai 2002 alors que l'Alsace prévoie un plan de ce genre pour le printemps 2003. En Flandre, la réintroduction n'est pas encore à l'ordre du jour, mais grâce à des subventions de la Région Flamande, elle a déjà pu établir une cartographie relativement précise de ses populations de hamster puisqu'elle y travaille depuis 1998. La Wallonie, bonne dernière, reste cependant confiante au vu des résultats flamands obtenus sur de nombreux sites le long des limites régionales. Les Flamands pensent en effet que l'essentiel des populations de hamsters se localiserait chez nous...

 (Voir cadre "Le hamster est toujours présent en Wallonie")

En Flandre


Carte : De Wielewaal, Natuurvereniging vzw

Le Wielewaal, subsidié par la région flamande, a débuté en 1998, une enquête sur la présence du hamster.

Saskia Mercelis
Natuurpunt vzw
Kardinaal Mercierplein,1
2800 Mechelen
Tel.: 015/29.72.72
Fax: 015/42.49.21
mailto:mercelis.saskia@wielewaal.be

Les recherches effectuées en 2000 confirment les noyaux de populations déjà découverts les années précédentes.

Dans le Limbourg, la plus grande population se situe dans la région de Riemst : des terriers ont été trouvé dans 27 carrés (1 Km2). Toute cette région à L'est de Tongres semble donc encore bien habitée selon les résultats 98, 99 et 2000. De l'autre côté (ouest de Tongres) se trouve également une population assez disséminée. Des terriers sont trouvés par-ci par-là, avec une concentration à Heers (plus de 20 terriers sur un seul carré et quelques autres carrés habités également.

Il existe donc vraisemblablement 2 à 3 populations dont la dynamique n'est pas connue. Il reste des questions également sur les possibilités de contacts entre ces populations et aussi avec les populations hollandaises.

En effet, il existe des barrières naturelles qui les séparent : Tongres et axes routiers, la Meuse et Maastricht de l'autre côté.

En Brabant flamand, 2 populations ont également été trouvées, la plus importante aux environs de Bertem et une plus petite à Hoegaarden.
Nos amis flamands semblent même avoir trouvé un terrier sur la commune de Beauvechain.

La recherche du Grand Hamster

Photo : G. BAUMGART
La recherche de ce mammifère n'est pas toujours aisée. Il est très discret, crépusculaire ou nocturne et laisse peu de traces (quand sa densité est faible). C'est donc la recherche de ses terriers qui permet de démontrer sa présence sur le terrain. Il existe deux possibilités :

Au printemps quand l'animal ouvre son terrier d'hiver, il laisse un monticule de terre à la sortie. Une surveillance des endroits favorables (champs de céréales, luzerne...) permet de dénombrer les terriers.

En été, après la moisson, il est possible, en quadrillant les champs fauchés de rechercher les orifices des terriers. (La méthode consiste à marcher en ligne, chacun étant distant de 3m de ses compagnons).
Pour savoir si les terriers sont habités ou non, il est possible de les boucher et de repasser deux jours plus tard. Avec cette méthode, Sanchez en 96, en Alsace, a montré que 32% des terriers étaient occupés 15 à 20 jours après la moisson (couverture de 10 ha, 8.2 T/Ha).

Ces deux approches (printemps ou été) sont, bien entendu, différentes car la population évolue au cours de l'année et en été il y a une ou deux générations en plus.
Cette été, le GT Hesbaye, selon les forces en présence, devrait se concentrer sur les communes de Bassenge, Oreye et Jodoigne. Venez-nous aider !

Conclusions

Quelques recommandations concernent les techniques de labourage (retarder vers l'automne, voire le printemps suivant), l'augmentation de la diversité des terres cultivées (avec des couloirs sans travaux agricoles, la luzerne très attractive pour le hamster pourrait être plus souvent cultivée), l'emploi moindre de pesticides et surtout s'abstenir de rodenticides.

La betterave ne devrait pas être cultivée dans les zones densément peuplées par le hamster (trop de pesticides et plus grande mortalité due aux prédateurs). Des indemnités compensatoires doivent êtres prévues pour les agriculteurs afin de favoriser des actions favorables au maintien des populations existantes.

Il faut savoir que le hamster est une espèce qui figure dans l'annexe II de la convention de Berne et elle doit donc être strictement protégée dans les pays qui ont adopté la convention (ce qui est le cas de la Belgique).

En guise de conclusion, le rapport Nechay recommande pour la Belgique un relevé précis de la répartition et la prise de mesures immédiates dans les zones noyaux découvertes. Il semble que la région flamande a pris les devant dans cette matière. Qu'attend la région wallonne ?

Le hamster est toujours présent en Wallonie...

Données anciennes : Données récentes Toutes ces données nous ont été transmises par : Charles Tihon, Gaetan Bottin, Benoit Redant et Eddy Claude.

Si vous possédez des données concernant la présence du hamster d'Europe en Wallonie, nous vous remercions de nous les transmettre :

GT Hesbaye d'AVES - 40, rue Vertecour - 4690 Bassenge - Tél 04 286 62 65 - E-mail : francis.krauth@teledisnet.be

Le hamster de Jeneffe

Quelle ne fut pas la surprise de Benoit Redant en 1998, de voir son chat lui ramener ce hamster qu'il eut vite fait d'identifier comme étant notre fameux Cricetus cricetus indigène.

Apparemment bien inspiré ce jour-là, il se doutait que la découverte qu'il venait de faire était peu banale et décida de conserver le cadavre du hamster dans son congélateur...

Aujourd'hui, quasi 3 ans plus tard, notre animal s'y trouve toujours et constitue ainsi la preuve la plus crédible de la présence de l'espèce en Wallonie.

Donc, si cet été, vous vous retrouvez dans cette même situation, n'hésitez pas !

Participez aux recensements

Participer à ces recensements ne demande aucune connaissance spécifique. Nous organisons des petites formations qui vous permettront de tout savoir sur les techniques utilisées pour trouver les terriers de l'espèce.

Cette années les recensements auront lieu les samedis 19 et 26 juillet et 2, 9, 16 et 23 août 2003. N'hésitez pas à vous inscrire.

Alors, si vous avez quelques heures à consacrer cet été à ces recherches, prenez contact avec nous : GTHesbaye@aves.be

Bibliographie

Photo : Ingo Arndt
Baumgart G.

Le Grand Hamster en France, situation actuelle et proposition d'actions à mener, mémoire présenté aux pays membres de la convention de Berne, session décembre 1998.

Le Hamster d'Europe en Alsace, rapport réalisé pour l'office national de la chasse (267 pp). Décembre 1996.

Le Grand Hamster, site internet. http://www.citeweb.net/hamster/

Hainard Robert Mammifères sauvages d'Europe. Delachaux et Niestlé 1997

Libois R. Atlas provisoire des mammifères sauvages de Wallonie, Cahier d'Ethologie appliquée Vol 2 supp 1-2, 1982

Macdonald D., Barret P. Mammifères de France et d’Europe. Delachaux et Niestlé 1995.

Nechay G. Recommandation en matière de gestion de Cricetus cricetus au niveau international pour l'Europe et dans diverses parties de son territoire. Rapport pour le conseil de l'Europe (1999).

Valck Famke Hamsteren in Vlaanderen, Wielewaal Juli 2000.

Wencel M-C, Migot P. Le grand Hamster en Alsace, Le Bulletin Mensuel de l'office de la chasse N° 240, Janvier 99.

PHOTOS et cartes:

Natuurpunt, Natuurvereniging vzw
Ingo Arndt, http://www.arndt-photo.de/
Gérard Baumgart,
site consacré au Grand Hamster en Alsace

Résultats des prospections 2002

La campagne 2002 de recensement du grand hamster en Wallonie s'est déroulée en juillet et en août. Une équipe de 10 à 15 recenseurs a parcouru les champs moissonnés des régions de Jodoigne, Waremme et Bassenge durant 23 jours

.hamster-beauvechain-07-02.JPG (149025 octets)hamster-beauvechain-07-02-0B.JPG (108463 octets)

L'équipe de Beauvechain prend un peu de repos après une recherche acharnée...

En juillet, ce sont les champs d'orge qui ont été visités. En août, nous avons prospecté les champs de froment. Parallèlement à ces journées de recherche, 5 demi-journées ont été organisées à l'attention du grand public. Entre 10 et 15 personnes sont venues ainsi préter main forte chacune de ces 5 matinées.

sites06.JPG (55645 octets)sites09.JPG (62979 octets)

Parcourir, en rateau, les champs moissonnés. Une façon simple et efficace de localiser les terriers de hamsters.

Comme nous devions nous y attendre, le nombre de terriers localisés n'est pas extraordinairement élevé. Au total, 11 terriers ont été trouvés. Le noyau le plus important se situant dans la région de Waremme, à Oleye. Dans cette région, quelques terriers étaient même occupés. Sur Bassenge, des terriers ont également été repérés mais les occupants avaient abandonné les lieux. Par contre, une petite prospection sur la commune d'Oupeye, a permis de localiser un terrier occupé dans les campagnes de Haccourt.

sites07.JPG (65435 octets)sites11.JPG (85420 octets)

Deux terriers occupés sont trouvés dans la région d'Oleye (Waremme). Ils sont photographiés et mesurés.

Alors que nous misions beaucoup sur la région de Beauvechain-Jodoigne, suite aux données engrangées les années précédentes par le groupe de Natuurpunt, juste de l'autre côté de la limite régionale, nous n'avons cependant rien trouvé qui puisse confirmer la présence du hamster dans cette région. Les néerlandophones n'ont cependant rien trouvé non plus en 2002 dans la région toute proche de Hoegaarden.       

sites08.JPG (68208 octets)sites01.JPG (37229 octets)

Autant profiter de cette recherche pour également observer les autres habitants de nos campagnes et admirer les paysages...

  Notre brochure

presentation.gif (21737 octets)                       Une brochure éditée grâce au soutien de la Région Wallonne. Composée d'une trentaine de pages richement illustrées, elle est accessible à tous.

broch02.JPG (41196 octets)

Commandez dès à présent cet ouvrage indispensable à une meilleure connaissance de ce sympathique animal.