La Fouine - Martes foina

 

Morphologie et anatomie

La taille de la femelle est légèrement inférieure à celle du mâle :
Longueur totale : 45 à 50 cm - queue : 25 à 30 cm.
Poids du mâle : 1,2 à 2 kg - Poids de la femelle : 1,0 à 1,5 kg.

Son corps est brun roux sur le dessus. La gorge et la poitrine sont blanches.



Répartition et évolution des populations en Wallonie

La Fouine se rencontre dans toute l'Europe, de la Méditerranée jusqu'au golfe de Finlande au Nord. En Wallonie, la fouine se retrouve sur l'ensemble du territoire.



Habitat et utilisation du milieu

Vivant dans les greniers, les hangars et les granges, mais ne sortant que la nuit, la fouine passe souvent inaperçue. Cet animal peut parfois être moins discrète à l'époque du rut ou de l'élevage des jeunes en raison de leurs sarabandes nocturnes ponctuées de cris aigus.

Sa souplesse, ses talents de grimpeuse et ses prouesses acrobatiques sont extraordinaires. Elles lui permettent d'établir ses quartiers dans des greniers, des combles ou des clochers qu'elle rejoint en escaladant agilement les murs. Mais de nombreux autres endroits lui permettent aussi de se reposer : buissons épais, amas de blocs, terriers, tas de bois, gros nids d'oiseaux,..

La grande faculté d'adaptation de cette espèce lui permet de vivre dans des milieux aussi différents que les zones de cultures, les villes, les forêts morcelées, les bocages,...



Régime et comportement alimentaire

En contexte non-anthropique, la fouine exploite avant tout les fruits sauvages : sorbes, mûres, framboises ainsi que sureau noir, myrtilles et prunelles constituent l'essentiel de son alimentation (Libois, 1991). En second rôle, ce sont les mammifères, principalement les campagnols et les mulots qui sont consommés. Les oiseaux, surtout les passériformes et leurs oeufs, de même que les insectes ont une importance variable suivant les stations étudiées. Dans certaines études encore, les lombrics sont apparus comme des proies très fréquentes.

En zone rurale, la fouine met à profit les ressources qui lui sont offertes par la proximité de l'homme : fruits domestiques, volaille, déchets de cuisine. L'alimentation semble reposer toutefois sur l'exploitation de sources " sauvages " de nourritures, notamment des petits mammifères, des rongeurs en particulier. Parmi les oiseaux, les espèces les plus fréquemment consommées sont de petits passereaux, moineaux et merles, et corvidés. Les pigeons ramiers et domestiques figurent également en bonne place, de même que les oeufs chapardés dans les fermes (poule, oie, canard) ou provenant du pillage de nids d'oiseaux sauvages (merle, ramier, ...)

En milieu urbain, les fouines s'alimentent principalement de fruits de toutes sortes, tant sauvages que cultivés : cerises, arilles d'if, prunes, pommes, poires, mûres, sorbes, baies de sureau ou de ligustrum, raisins, voire mandarines ! Les oiseaux figurent également en bonne place, notamment les pigeons, moineaux et étourneaux. Les mammifères semblent en revanche peu consommés. Enfin, la fréquence des déchets ménagers est parfois assez élevée.

Le régime alimentaire de la fouine accuse d'importantes variations saisonnières. Des différentes études qui ont abordé le sujet, il apparaît que :

1. Le régime d'automne-hiver est très riche en fruits de toutes sortes ;

2. Les mammifères et les oiseaux (y compris les oeufs) sont principalement capturés en hiver et au printemps. Ces proies montrent généralement un minimum en fin d'été et en automne ;

3. Les insectes sont plus fréquents dans le régime estival, voire automnal

4. Les charognes et déchets ménagers interviennent dans le régime surtout en hiver et au printemps.

Toutes les études publiées convergent sur plusieurs points :

Les "visites" dont elle se rend parfois coupable dans certains poulaillers font oublier - bien à tort - l'actif travail de dératisation quelle effectue gratuitement et en permanence aux abords immédiats des villages et des villes.



Démographie et dynamique de population

Prédateurs
Renards, chats sauvages, martre et hibou grand-duc sont les principaux prédateurs de la fouine.

Gestation
Suite aux accouplements en juillet et au phénomène de nidation, l'implantation des blastocytes n'est entamée qu'en février. Le développement de l'embryon prendra environ un mois.

Mise-Bas
Les naissances ont lieu de mars à avril, voire jusque début mai.

Nombre de jeunes
Il n'y a qu'une seule porté par an. Le nombre de jeunes par portées est en moyenne de deux à trois. Plus de la moitié des jeunes meurt avant leur première année.

Maturité sexuelle
Toutes les femelles ne se reproduisent pas chaque année. Les femelles ne se reproduisent qu'à l'âge de 1 an. Toutefois, il arrive que des femelles de moins d'un an se reproduisent. Ce phénomène pourrait constituer une réponse à une augmentation de la pression de prélèvement.

Longévité
Rares sont les fouines qui peuvent atteindre plus de 10 ans d'âge. L'espérance de vie à la naissance ne dépasse pas trois ans.

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