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Par rapport à
létendue de son territoire, la Région wallonne est
bien pourvue en ressources deau souterraine, même si toutes
les nappes ne présentent pas des capacités dexploitation
suffisantes.
Cette richesse
est cependant fragile car exposée à deux menaces principales
: la surexploitation et la pollution.
Localisation des nappes
Pour faciliter
linterprétation des données, les nappes ont été
regroupées en nappes «génériques»,
qui sont brièvement décrites ci-après 4 .
On rencontre cependant de nombreuses autres nappes de moindre importance
dans le sous-sol de Région wallonne.
Nappes alluviales
Nombre de
captages : 84
Les nappes alluviales
regroupent les Thalwegs de la Meuse et affluents, les terrasses de la
vallée de la Meuse, les Thalwegs de lEscaut et affluents
et les alluvions tourbeuses de la vallée de la Haine.
Des ressources
en eau considérables existent dans les graviers de la Meuse (Carte
2-1/7) dont le Thalweg est principalement creusé dans les
terrains paléozoïques. Le gisement est exploité depuis
Dinant jusquà Liège. Leau se loge dans les
interstices du sous-sol (limons et graviers). La nappe est en relation
directe avec la Meuse.
Sables
Nombre de
captages : 145
Les Sables comprennent
les sables Bruxelliens et les Sables du Landénien et de lYprésien.
La formation des
sables Bruxelliens (Carte
2-1/5) est constituée de roches meubles (sables quartzeux,
concrétions gréseuses et sables et grès calcarifères)
et se situe essentiellement dans le Brabant wallon. Leau sy
loge dans les interstices du sous-sol pour constituer la nappe. La zone
dalimentation de la nappe est très étendue (+/-
1.400 km2 dans la partie septentrionale). Le réseau hydrographique
joue le rôle daxe de drainage (Dyle, Gette et Senne).
Crétacés
de Liège et du Brabant
Nombre de
captages : 70
Cette catégorie
regroupe les nappes suivantes :
- la nappe des
Craies de Hesbaye (Carte
2-1/4), qui est délimitée par les vallées
de la Meuse, de la Mehaigne et du Geer,
- les Craies
captives du Brabant et des deux Flandres (Carte
2-1/8), qui se présente comme une entité isolée,
- les Craies
du pays de Herve, encadré par la Meuse et la Vesdre,
- le Crétacé
indifférencié du pays de Herve (Carte
2-1/15).
Crétacés
du Hainaut
Nombre de
captages : 78
Cette catégorie
regroupe les Craies du Bassin de Mons, le Crétacé du Bassin
de Paris et le Crétacé indifférencié du
Hainaut.
La nappe des Craies
du Bassin de Mons (Carte 2-1/2)
se situe dans la dépression du Bassin de la Haine, cuvette comblée
localement de plus de 300 mètres de terrains crétacés.
Laquifère est composé dun ensemble de formations
carbonatées plus ou moins perméables. Cest un aquifère
majeur qui se prolonge à louest au-delà de la frontière
française vers le Bassin de lEscaut.
Jurassique
Nombre de
captages : 103
Sous cet intitulé,
on a rassemblé un ensemble de formations triasiques et jurassiques
constituant le sous-sol de la Gaume (Carte
2-1/9) (Calcaires Bajociens, Sables et Grès de Virton, ...).
Lalternance de couches perméables (calcaires et sables
gréseux) et imperméables (marnes ou sables schisteux)
donne lieu à une formation de plusieurs nappes superposées
plus ou moins indépendantes.
Calcaires du
Bassin de Namur
Nombre de
captages : 194
Cette catégorie
regroupe :
- les Calcaires
Carbonifères du Bord Nord du Bassin de Namur (Carte
2-1/1) et les Calcaires Carbonifères du Tournaisis (Carte
2-1/6), nappe qui sétend depuis la région de Lille
jusquà Namur, puis se prolonge vers Visé en suivant
la Meuse. Cest laquifère le plus important en Région
wallonne, il se prolonge au-delà de la frontière vers
la France et la Flandre,
- les Calcaires
Carbonifères du Bord Sud du Bassin de Namur,
- les Calcaires
Dévoniens du Bord Nord et Sud du Bassin de Namur.
Calcaires carbonifères
du Bassin de
Dinant et de la Vesdre
Nombre de
captages : 192
Cette catégorie
regroupe les Calcaires Carbonifères du Bassin de Dinant
(Carte 2-1/3) et du Massif de la Vesdre (Carte
2-1/14) ainsi que les Calcaires Dévoniens du Bassin de Dinant
(Carte 2-1/16) et du Massif
de la Vesdre.
Massifs Schisto-gréseux
Nombre de
captages : 717
Sous cet intitulé,
on a regroupé les Massifs Schisto-gréseux de lArdenne
(Carte 2-1/10), du Bassin
de Dinant (Carte 2-1/11),
du Bassin de Namur et du Bassin de la Vesdre.
Les formations
schisto-gréseuses de lArdenne sont principalement constituées
de schistes, phyllades, grès, quartzites et quartzophyllades.
Laquifère couvre une grande partie de la carte de Région
wallonne, mais il possède une faible capacité et peut
même être à sec par endroit en été.
Les nappes phréatiques contenues dans les couches superficielles
altérées et fissurées sont captées par drains
et galeries. Cet aquifère est cependant une ressource précieuse
pour les régions isolées de lArdenne.
Le Massif Schisto-gréseux
des Bassins de Namur, de Dinant et de la Vesdre prolongent au nord le
Massif schisto-gréseux de lArdenne, et les caractéristiques
des deux nappes sont identiques. Létendue de cette partie
du Massif schisto-gréseux est bien moindre que celle de lArdenne.
Cambro-silurien
Nombre de
captages : 211
Cette catégorie
regroupe le Cambro-Silurien de lArdenne (nappe daltération
superficielle et nappe des fissures profondes) (Carte
2-1/12) ainsi que le Cambro-Silurien du massif du Brabant (nappe
daltération superficielle et nappe des fissures profondes)
(Carte 2-1/13).
Le socle primaire
Cambro-silurien affleure par endroit en Ardenne et dans le Brabant.
La nappe daltération naturelle quil contient est
alors exploitée ; cest le cas dans les vallées de
la Dyle et de la Senne pour le Brabant et essentiellement dans les bassins
amonts de lAmblève et de la Vesdre en Ardenne.
Leau de
la nappe captive du Cambro-Silurien est contenue dans les fissures du
rocher et dans les cailloutis de base du Landénien et du Crétacé.
La zone dalimentation est située dans le bassin supérieur
de la Dendre et dans le Brabant méridional. Elle est en relation
avec les nappes sous-jacentes (Crétacé, Landénien,
Bruxelliens, ...). Cette nappe est peu exploitée en Région
wallonne.
Gisements particuliers
Nombre de
captages : 24
Cette catégorie
regroupe les conglomérats de Stavelot et les eaux minérales
carbo-gazeuses.
Non déterminées
ou non classées
Nombre de
captages : 45
Dans cette catégorie,
on a placé les aquifères non caractérisés,
le quaternaire indifférencié et les terrains houillers
indifférenciés.
Qualité des eaux souterraines
Les eaux souterraines
sont menacées par de nombreux polluants, dorigine multiple
:
- agriculture
: épandages de quantités trop importantes dengrais
et deffluents délevage, épandages réalisés
dans de mauvaises conditions, utilisation intensive de pesticides,
- déchets
: infiltrations en provenance de centres denfouissement technique,
de dépotoirs,
- activités
domestiques : rejets de peintures et de produits dentretien,
utilisation de pesticides, insuffisance dégouttage, fuite
de citernes à mazout, ...
- industries
: déversements directs ou indirects dans les nappes souterraines,
rejets accidentels (déversements dhydrocarbures comme
le mazout, ou de produits toxiques),
Dans cette publication,
une série dindicateurs présente la qualité
des eaux brutes (cest-à-dire les eaux des ressources souterraines
avant traitement éventuel de potabilisation) :
EauE1 : Concentration
de nitrates dans les eaux souterraines
EauE2 : Concentration
de pesticides dans les eaux souterraines
EauE3 : Concentration
de métaux lourds dans les eaux souterraines
Protection de la qualité des eaux souterraines
La mise en place
de zones de protection pour les captages a été décidée
en 1991.
EauR3 : Zones
de prévention et mesures de protection en Région wallonne
Pour certains
captages, ces mesures de protection sont insuffisantes et la pollution
atteint un degré tel quil est nécessaire dabandonner
les prélèvements.
EauR4 : Catégories
de traitement de leau et abandon des captages (pesticides)
La protection
des eaux contre les nitrates dorigine agricole est mise en uvre
au travers de la désignation des zones vulnérables (voir
partie «agriculture»).
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