Beaucoup de gens se demandent sans doute à quoi sert une carte géologique.
Pourtant, sous les quelques centimètres ou mètres de dépôts dits superficiels (sol, limon etc), les roches sont partout sous nos pieds.

Leur influence se marque clairement dans nos paysages, non seulement dans le relief, mais aussi dans les constructions, parfois les plus humbles, que l'homme a érigées à partir des matériaux qui se trouvent sous ses pieds ou dans les environs immédiats : arkose jaune ou violette, grès jaune et rouille, schiste bruns, calcaire gris bleu, ardoises d'Ardenne, ou nos splendides "marbres" rouges ou noirs (voir Pierres et Marbres de Wallonie). Ces roches de construction donnent à beaucoup de nos villages un caractère particulier bien distinct, elles font partie de notre terroir et de notre histoire.
Elle se marque aussi dans notre industrie, si l'on considère notre long passé minier et l'importance économique actuelle de notre industrie extractive avec 50 millions de tonnes extraites dont 1/5 environ sont exportés : 35 millions de tonnes de granulats et 14 millions de tonnes de calcaire et de dolomie utilisés en cimenterie, industrie de la chaux, métallurgie ou la chimie. Le reste est utilisé comme moellon ou roche ornementale. Cette activité représente actuellement un emploi direct de plusieurs milliers de personnes et génère un emploi indirect bien plus important.
Chaque année, plus de 150 millions de mètres-cubes d'eau sont extraites du sous-sol.>
Le sous-sol supporte donc nos habitations, industries etles ouvrages d'art (ponts, barrages), stocke notre eau potable, fournit les matières premières, sert d'entrepôt pour les déchets ou est percé de tunnels. La connaissance de la répartition spatiale des divers types de roches se révèle donc indispensable pour pouvoir résoudre des tâches pratiques dans de nombreux domaines.
C'est la carte géologique qui synthétise le mieux l'état des connaissances du sous-sol.
Son utilité est évidente lorsque l'on se place dans l'optique du "développement durable" qui implique notamment une "gestion parcimonieuse des ressources", comme défini le plan d'environnement pour le développement durable en Région Wallonne.
Elle est indispensable pour :