Les quelques chiffres cités plus haut montrent combien les industries extractives ont besoin d'espace. Leur activité, bruyante et génératrice de poussières malgré les grands progrès réalisés, s'accommode mal du voisinage de zones d'habitat. Or les gisements ne pouvant être déplacés, il paraît indiqué de ne pas placer les zones d'habitat aux alentours de ceux-ci.
Le gestionnaire de l'espace attend donc de la carte géologique une délimitation précise de ces gisements, de façon à éviter le voisinage d'activités incompatibles.
En outre, les ressources du sous-sol ne sont pas renouvelables : des dizaines, des centaines de millions d'années furent nécessaires pour la formation de ces roches que nous dynamitons, broyons, calcinons avec tant d'ardeur. Certains de ces produits doivent être exploités avec parcimonie car ils sont limités, en particulier nos roches ornementales. Nous ne pouvons nous permettre de les gaspiller en leur affectant une destination moins noble que celle que leurs qualités leurs confèrent. Il faut que les générations à venir puissent elles aussi disposer de ces splendides matériaux.
De même, la carte géologique permet aux hydrogéologues de déterminer l'extension géographique des gisements d'eau souterraine et de fixer des zones de protection appropriées.
De la carte géologique, on attend donc qu'elle nous permette d'évaluer précisément la qualité et la quantité de nos gisements de façon à en planifier l'exploitation.